Google Analytics reste l’outil de mesure d’audience le plus installé, et il est gratuit. Mais en France, il ne fonctionne pas sans le consentement du visiteur : la CNIL le range parmi les offres qui réutilisent les données pour leur propre compte, donc hors de l’exemption prévue pour la mesure d’audience. Chaque visiteur qui refuse la bannière de cookies sort de vos rapports, ou n’y figure plus que sous forme de modélisation.
Le reste a bougé aussi. Universal Analytics ne traite plus aucune donnée depuis le 1er juillet 2023, et son historique n’est plus consultable depuis juillet 2024 : il ne reste que GA4, une plateforme repensée autour des événements, qui demande Looker Studio ou BigQuery pour retrouver ce que faisait un Universal Analytics bien configuré. Côté transferts, le Data Privacy Framework adopté par la Commission européenne le 10 juillet 2023 encadre de nouveau l’envoi de données vers les États-Unis, après les décisions de la CNIL de 2022 contre Google Analytics. La question du consentement, elle, reste entière.
La CNIL ne délivre pas de label : chaque éditeur s’auto-évalue avec sa grille, et un outil n’est exempté que s’il est configuré pour l’être. On a retenu dix outils en trois familles, en privilégiant ceux qui vous laissent le contrôle de vos données. Selon votre besoin :
- remplacer GA par un outil complet, configurable sans consentement : Matomo, ou Piwik PRO pour un gros volume ;
- un grand site qui veut un éditeur français : Piano Analytics ;
- une mesure d’audience simple, sans cookies et hébergée en Europe : Plausible ou Simple Analytics ;
- plusieurs sites à suivre pour un petit budget : Fathom Analytics ;
- un site déjà derrière Cloudflare, sans budget : Cloudflare Web Analytics ;
- suivre les utilisateurs dans un produit SaaS : PostHog, Mixpanel ou Heap.
